mardi 27 mars 2012

La suite, sur Babone 5GO (2)

 La gazette des arts est à suivre sous la forme d'une rubrique à part dans le blog Babone 5GO (2). Pour la consulter, c'est  : 

mardi 6 mars 2012

les vitraux du gynéco

Ah ces copro ! difficile d’entretenir : il faut réunir le conseil syndical, trouver une majorité, et pourquoi faire ? pour dépenser de l’argent ! vous pensez bien que l’aventure est risquée, voire impossible !













Je trouve la porte entrouverte, vous devinez que je n’ai strictement rien à faire chez une gynéco. Pourtant j’entre : vous avez remarqué, la profession des médecins est en plein marasme, les jeunes ne veulent plus exercer : trop de stress, et surtout pas d’argent. « Ca a eu payé, ça ne paie plus ». C’est vrai qu’il vaut mieux être traider. J’ignore aussi si vous avez remarqué, chaque fois que je tombe sur une belle maison, ou un immeuble de caractère, je tombe sur une plaque de notaire ; d’avocat…ou de médecin. Cette découverte alimente ma thèse : quand on possède un bien immobilier (dont la valeur ne cesse de monter), ça ne crée pas davantage de revenus. Pire, c’est cher à entretenir, par exemple remplacer les vitres cassées des vitraux est hors de prix. On pourrait encore considérer que l’on va installer des double-vitrages isolants, pour faire plaisir à Eva Joly, mais ici la porte donne dans une cour, c’est donc inutile.


























Voici donc les vitraux de Brigitte, dans l’état comme disent les commissaires-priseurs (je les ai oubliés dans la liste des propriétaires de beaux immeubles). Il y a dans leur composition actuelle des remplacements en verre plat qui passent inaperçus. Des ré-emplois, et l’ensemble permet finalement quelques trouvailles esthétiques.



Merci Brigitte, de m’avoir permis d’entrer…
…sans consulter !

le Grizzli de Jean

J'ai un problème technique : je n'arrive pas à rassembler en une seule photo le Grizzli de Jean, tellement il est énorme !

                            

Je vous rappelle que Jean Lemonnier est sculpteur de la marine. Il lui arrive (souvent) de faire dans le grandiose, et de sortir du strict cadre marin, pour rechercher des sujets terrestres à la hauteur.

                                                               Celui-ci domine le lot !

Pour l'emporter dans votre jardin, je vous engage à lui téléphoner à 56200 La Gacilly

mercredi 29 février 2012

coupole au Florida

Nous sommes place du Capitole. Mercredi 29 février ça n’arrive pas tous les ans ! Le ciel est bleu, l’atmosphère printanière. Juste derrière nous, la colonnade qui fait tout un côté de la place aligne magasins et terrasses de cafés et restaurants. C’est le moment d'en prendre un café, au Florida : exotisme garanti.















La première salle est simplement jolie, éclairée par de petites lampes en verre pressé blanc, rassemblées par trois, entre de grandes glaces biseautées. Mais c’est au fond qu’il faut aller : les murs sont ornés de grandes peintures XIXè. Des banquettes de velours rouge permettent de regarder les tables au centre. Ca sent le tableau de Degas. A l’heure où j’arrive, c’est exceptionnellement vide, mais le matin, les habitués lisent la Dépêche en mangeant des œufs au bacon, les yeux levés au ciel.



Car au ciel brille la coupole.



 


















On ne se lasse jamais du charme de l’Art Déco


Et encore je suis à jeun !

la Garonne...


















…..du Palais Consulaire, car c’est comme cela qu’on le nomme.
Ancien hôtel particulier du Comte de Fumel en 1774. Ancien Archevêché depuis 1802 pendant cent quatre ans. Siège de la Chambre de Commerce depuis 1913.

Le Directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Toulouse (de 1949 à 1978) est un  sculpteur : Joseph Andrau (1907-1987). Grand Prix de Rome. Il réalise en pierre des Charentes cette statue de la Garonne. Typique des années 30. Elle a son chignon tiré, elle est majestueuse. La Chambre de Commerce la fait installer dans la cour en 1957.




 










La Garonne est assise, jambes allongées, pour ne pas cacher sans doute les belles façades situées derrière. Elle appuie son bras droit sur une jarre horizontale. Ce n’est pas l’allégorie du puits, mais celle de la source : de la jarre s’écoulent les (multiples) bienfaits dispensés par la Chambre consulaire : l’eau de la Garonne irrigue le commerce et l’industrie du midi.


Voici donc la Garonne : belle (et forte) femme !




samedi 25 février 2012

Cazaux-Biarritz...

...ou les colombes de la paix

Une saga de potiers céramistes qui remonte au XVIIIème à Cagnotte dans les Landes, avant l’installation définitive à Biarritz-la Négresse en 1893 et dont la production, au fil de sept générations, évoluera progressivement de l’utilitaire (cruches, pichets et autres écuelles) vers le décoratif (grandes jarres de jardin), puis la décoration et la céramique d’art.














Avec l’opulence des années 30, se développe à Biarritz le style Cazaux. Plus précisément celui d’Edouard, né et décédé à Cauneilles dans les Landes (1889-1974). Edouard se distingue en effet par une double formation de sculpteur et de céramiste. Comme sculpteur, il est remarqué par Charles Despiau, (qui a son musée dans sa ville natale de Mont-de-Marsan). Edouard Cazaux est surtout connu comme céramiste. Dans les années 30, il dirigera même, en collaboration avec Degué, que nous connaissons bien pour ses pâtes de verres,  une cristallerie à Compiègne où il expérimentera différentes techniques.


La fontaine des Jeux de la mer, à Mont-de-Marsan, a été réalisée vers 1935. Elle constitue un témoignage incomparable du travail de l'artiste qui s'était illustré dans une composition assez similaire au musée de la mer de Biarritz. Elle représente, au sein du parcours urbain de sculptures, un rare exemple de décor des années 30.











Nous sommes à Biarritz et désirons naturellement visiter le successeur d’Edouard :  Joël. Le magasin est fermé. Par la vitre, on reconnaît les décors caractéristiques, et dans un coin une colombe (de la paix). Revenus le lendemain, nous finissons par trouver la vendeuse qui bavarde au musée d’en face, et le prix tombe, quelque chose comme 380€. La renommée se paie, et on nous explique que tout est fait à la main. On s'en doutait ! Dommage, j’en aurais justement voulu deux, pour mettre sur le toit, dans le style des céramiques Bavent qui ornent les grandes maisons normandes.











Je vous ai déjà parlé de Jacques Trouis, et je le rencontre aux Arts du Feu à Martres Tolosanne. Justement, il crée des pigeons d’argile pas mal du tout. Je lui demande s’il ne pourrait pas essayer des colombes. Pourquoi pas ?

Nous venons de profiter du beau soleil de février, qui chauffe les tuiles comme au printemps : voici le résultat, aussi beau que Cazaux, (pour quatre fois moins cher) !


  


 














Il me fallait deux colombes sur le toit

La paix n’a pas de prix !

jeudi 2 février 2012

Moscou à la Madeleine

Surprise à la station Madeleine de la ligne 14